Loquor : "je parle" (indicatif présent)
* ma thèse sur le concept d'analogie a dû être interrompue...
Gustave Doré, illustration to Milton'Paradise Lost, 1667

Le mythe : récit légendaire des origines qui exprime les valeurs d'une société. Amplifié par l'imaginaire collectif, il s'inspire de légendes portées par une tradition orale.
[bas latin mythus ; grec muthos : récit, fable]
Le mythe est un récit fabuleux porté à l'origine par une tradition orale. Souvent d'origine populaire, il met en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine (fable, légende, mythologie). Il contient généralement une morale.
* héros : au sens étymologique de "demi-dieu"
*****
Ce que j'appelle oubli, Laurent Mauvignier
Lecture de Denis Podalydès au Studio-Théâtre de La Comédie Française
Bruxelles : 7 - 04 2012 : grève générale des autobus et du métro à la suite du décès d'un superviseur "frappé à mort".
BRUXELLES - Un superviseur de la STIB est décédé samedi à la suite d’une agression subie sur les lieux d’un accident où il s’était rendu. Les syndicats ont appelé à la grève immédiate. La direction a décrété l'arrêt du réseau.
Un superviseur de la STIB est décédé à la suite d’une agression subie sur les lieux d’un accident où il s’était rendu samedi matin, indique RTL sur son site internet. "Le contrôleur a été tabassé à mort et conduit à l'hôpital dans un état critique" précise la porte-parole de la STIB Françoise Ledune. Ses agresseurs sont en fuite. Ils seraient recherchés pour des faits liés aux stupéfiants, selon le site de la chaîne privée.
Dans la foulée de l'agression, les syndicats ont appelé tous les chauffeurs de bus, métros et trams de la STIB à rentrer aux dépôts.La direction de la STIB a immédiatement donné raison à ses employés. Elle a communiqué via les plateformes sociales. "Suite à l'agression dramatique d'un de nos collaborateurs ce matin sur le réseau de surface, la direction de la STIB à décidé de suspendre l'exploitation du réseau de métro, tram et bus", écrit la STIB. La durée de l'interruption n'est pas encore connue mais on peut craindre qu'aucun tram, bus ou métro ne circulent plus ce samedi.
Le mythe d'Orphée : http://tempoepoesie.blogspot.com
Orphée ramenant Eurydice, Corot (1861)
Pyrame et Thisbé sur une mosaïque romaine à Paphos (Chypre)
Pyrame et Thisbé* sont deux amants légendaires de la mythologie grecque et romaine. Leur histoire, issue de la matière orientale, est à la croisée du mythe et du romanesque.
* en grec ancien Πύραμος καὶ Θίσβη : Púramos kaì Thísbê
Dans ses Métamorphoses, Ovide donne la première version connue de l'histoire de Pyrame et Thisbé (mais elle est en réalité une élaboration au second degré)
Le quiproquo fatal : Pyrame et Hisbé sont deux jeune Babyloniens qui habitent des maisons contiguës et s'aiment malgré l'interdiction de leurs pères. Ils projettent de se retrouver une nuit en dehors de la ville, sous un mûrier blanc. Thisbé arrive la première mais la vue d'une lionne à la gueule ensanglantée la fait fuir; comme son voile lui échappe, il est déchiré par la lionne qui le souille de sang. Lorsqu'il arrive, Pyrame découvre le voile et les empreintes du fauve : croyant que Thisbé en a été victime, il se suicide. Celle-ci revenant près du mûrier, découvre le corps sans vie de son amant et préfère se donner la mort à sa suite.
"Ô vous, parents trop malheureux ! Vous, mon père, et vous qui fûtes le sien, écoutez ma dernière prière ! Ne refusez pas un même tombeau à ceux qu'un même amour, un même trépas a voulu réunir ! Et toi, arbre fatal, qui de ton ombre couvres le corps de Pyrame, et vas bientôt couvrir le mien, conserve l'empreinte de notre sang ! Porte désormais des fruits symboles de douleur et de larmes, sanglant témoignage du double sacrifice de deux amants !"
La légende de Pyrame et Thisbé a inspiré Roméo et Juliette de Shakespeare qui en reprend librement l'intrigue (vraisemblablement entre 1591 et 1595), avant d'en proposer une version parodique dans Le Songe d'une nuit d'été (1591-1595).
"Farewell compliment"
"Etes-vous si ardente ?"
http://tempoedialectique.blogspot.com
*****
L'amour en Occident, Denis de Rougemont
Pascal Quignard, Le Sexe et l'effroi
http://tempoedialectique.blogspot.com
*****
Roméo et Juliette, Shakespeare : Mercutio et Tybalt (III, 1), pp. 147-14
Traduction de Pierre-Jean Jouve et Georges Pitoëff
Une place publique
Entent Mercutio, Benvolio, et des serviteurs.
/.../
Entrent Tybalt et d'autres.
BENVOLIO
Par ma tête, voilà les Capulet.
MERCUTIO
Par mon talon, ça m'est bien égal.
TYBALT
Suivez-moi de près car je veux leur parler.
Seigneurs, bonsoir. Un mot à l'un de vous.
MERCUTIO
Et rien qu'un mot à l'un de nous ? Accouplez-le à quelque chose;faites-en un mot et un coup.
TYBALT
Vous me trouverez tout prêt à cela, Monsieur, si vous m'en donnez l'occasion.
MERCUTIO
Ne pourriez-vous pas saisir une occasion sans qu'on vous la donnât ?
TYBALT
Mercutio, tu es de concert avec Roméo --
MERCUTIO
De concert ! Nous prends-tu pour des musiciens ? Et si tu nous prends pour des musiciens, tu peux t'attendre à n'écouter que des discordances. Voilà mon archet ; voilà pour vous faire danser. Sang de Dieu ! Concert !
BENVOLIO
Nous parlons ici en un lieu fréquenté.
Ou retirons-nous dans quelque endroit privé
Ou raisonnons froidement sur vos griefs
Ou séparons-nous là. Tous les yeux sont sur nous.
MERCUTIO
Les yeux des hommes sont faits pour voir, qu'ils voient ;
Je ne bougerai pas pour le plaisir d'un homme.
Entre Roméo.
"polemos" ou "agon" ?
L'antique goût du sang :
à suivre...
*****
"Le pari de la jeunesse" d'Olivier Py à l'Odéon-Théâtre de l'Europe
L'autre, un sujet en question : l'accueil de l'étranger et l'hospitalité comme devoir
avec "la mesure en héritage"
"polemos" ou "agon" ?
L'antique goût du sang : à suivre...
à suivre...
*****
« Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d'enfants », ce n'est pas ainsi que se termine Roméo et Juliette de Shakespeare, ni Cendrillon de Joël Pommerat à la différence de La Vraie fiancée d'Olivier Py, pourtant... le « voyage idéal » à la façon d'Olivier Py et de Joël Pommerat continue au « théâtre vivant » des « Petit(s) Poucet(s) rêveur(s) », succédant à l'ironie du conte philosophique voltairien et au réalisme du roman d'apprentissage pour renouer avec le "regard éloigné"* du mythe.
* "la consigne est de poursuivre la marche, et la société ne consiste pas plus en familles que le voyage ne se réduit aux gîtes d'étape qui suspendent momentanément son cours. Des familles dans la société, on peut dire, comme des pauses dans le voyage, qu'elles sont à la fois sa condition et sa négation."