lundi 1 juillet 2013

"Le lieu et la formule", Arthur Rimbaud


"Locus amoenus" ?

"Eucharis me dit que c'était le printemps", des Aventures de Télémaque aux Illuminations...

Tapisserie d'Aubusson, XVIIIème siècle 





mercredi 3 avril 2013

A l'origine était le mythe...

Poésie* et mythe : du grec "poiêsis" : création

*art du langage, visant à exprimer ou à suggérer quelque chose par le rythme, l'harmonie et l'image ] 

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"Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre"

"Fiat lux"...

"Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut."
La Genèse, Ancien Testament


LE PARADIS PERDU- LA CHUTE

Gustave Doré, illustration to Milton'Paradise Lost, 1667



"On ne pense que par image. Si tu veux être philosophe, écris des romans", Albert Camus

Le mythe : récit légendaire des origines qui exprime les valeurs d'une société. Amplifié par l'imaginaire collectif, il s'inspire de légendes portées par une tradition orale.

[bas latin mythus ; grec muthos : récit, fable]

"Un mythe est une histoire, une fable symbolique, simple et frappante", Denis de Rougemont
Le mythe est un récit fabuleux porté à l'origine par une tradition orale. Souvent d'origine populaire, il met en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine (fable, légende, mythologie). Il contient généralement une morale.

"De l'Orient à l'Occident"
Arte Documentaire : rediffusion dimanche 9 septembre 2012 à 9h50

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 LE MERVEILLEUX CHRETIEN

LA DIVISION : "la double postulation baudelairienne", Baudelaire, "Les Fleurs du mal"
Dieu/Satan (Lucifer : "l'ange de lumière déchu""le Diviseur", "le père du mensonge")

Le "Pandemonium" désigne la capitale des enfers dans Le Paradis perdu de John Milton (par extension de sens, ce mot est également utilisé pour désigner un lieu où règne la corruption, le chaos, le désordre) : du grec
πᾶν / pân πᾶν (« tout »), et δαίμων / daímôn (« démon »).

LE SECRET : au plus profond du Palais de Satan résiderait la clé d'un coffre enfoui sur Terre, dont le mécanisme ne s'ouvrirait qu'avec l'autre clé se trouvant en Eden (au paradis). Ce coffre serait le contenant, soit d'une arme puissante, soiut de la vie éternelle.


Le Pandemonium,  John Martin (1789-1854)
inspiré du Paradis perdu de Milton

LE SYMBOLE : à suivre...

LE MERVEILLEUX :

Représentation de faits ou de personnages réels déformés ou amplifiés par l'imaginaire collectif, la tradition. Il implique souvent des personnages merveilleux (des dieux, des héros*, des animaux fabuleux, des anges ou des démons).
* héros : au sens étymologique de "demi-dieu"
Le mythe se veut explicatif et fondateur d'une pratique sociale. Il propose sous forme métaphorique une lecture du monde et de la société qui les transmet (cosmogonie et genèse : création du monde, phénomènes naturels, rapports de l'homme avec le divin et la société, genèse d'une société humaine et ses relations avec les autres sociétés).
Distinction : religion, histoire et mythe et mythe, fable, conte et roman ...

Définition de l'apologue...
De l'épopée à la tragédie et au roman...
"Fiat lux"
Le mythe de Prométhée :
Prométhée "porteur de feu"
Selon La Théogonie d'Hésiode, Prométhée créa les hommes à partir d'une motte d'argile (et le souffle de vie d'Athéna). Malgré l'opposition de Zeus, il leur donna le feu divin, leur enseigna la métallurgie et d'autres arts.
Prométhée (Proêtheus : le prévoyant) est un Titan, fils de Japet et de Thémis, frère d'Atlas. (Selon une autre légende minoritaire, il serait né d'Héra et du géant Eurymédon.
=> La tragédie grecque : Eschyle, Sophocle, Euripide
1. Les tragédies d'Eschyle :
PROMETHEE ENCHAINE - PROMETHEE DELIVRE - PROMETHEE PORTE-FEU

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Bibliographie :
Mythologie, Edith Hamilton
Le Mythe de l'éternel retour, Mircea Eliade
Mythologies, Roland Barthes
Psychanalyse des contes de fées, Bruno Bettelheim



"Sans clefs, la grande armoire " ?

Rimbaud, "Les étrennes des orphelins", Poésies, 1870



"O saisons , ô châteaux ! "
Rimbaud, Poésies 1872



Civilisation latine :

La nymphe Egérie aurait, selon la légende, inspiré le roi-prêtre sabin Numa Pompilius.

POESIE et MYTHE 2010 - 5ème 1 et latinistes de 5ème et de 3ème


Qui est Janus ?


Synthèse des recherches réalisées par les latinistes de 5ème 1 : prochainement en ligne


Et Chronos ?

Le mythe est un récit fabuleux porté à l'origine par une tradition orale. Souvent d'origine populaire, il met en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine (fable, légende, mythologie). Il contient généralement une morale.

"Une mythe est une histoire, une fable symbolique, simple et frappante", Denis de Rougemont

=> Représentation de faits ou de personnages réels déformés ou amplifiés par l'imaginaire collectif, la tradition. Il implique souvent des personnages merveilleux (des dieux, des héros*, des animaux fabuleux, des anges ou des démons).

* héros : au sens étymologique de "demi-dieu"

Le mythe se veut explicatif et fondateur d'une pratique sociale. Il propose sous forme métaphorique une lecture du monde et de la société qui les transmet (cosmogonie et genèse : création du monde, phénomènes naturels, rapports de l'homme avec le divin et la société, genèse d'une société humaine et ses relations avec les autres sociétés).

[bas latin mythus ; grec muthos : récit, fable]

Distinction : mythe, fable, conte et roman ...

Définition de l'apologue...

Bibliographie : Mythologie, Edith Hamilton



MYTHOLOGIES GRECQUES et LATINES

De la Mythologie à l'Histoire

POESIE et MYTHE : de L'Iliade et L'Odyssée aux Aventures de Télémaque de Fénelon (XVIIème siècle)EPOPEE et ROMAN : de L'Iliade aux Chansons de Geste et aux romans de chevalerie
LEGENDE et HISTOIRE :
des tragiques grecs (Eschyle, Sophocle, Euripide) 
aux ré-écritures modernes
des origines troyennes de Rome à la Royauté, à la République et à l'Empire
ROME : Corneille, les pièces romaines
Horace : une tragédie romaine (le combat des Horaces et des Curiaces)"Rome, unique objet de mon ressentiment..." (les stances de Camille)Cinna : la clémence d'Auguste (1640-1642)

Exposés 2010 : en ligne prochainement

Le voyage : de Homère à Virgile, L'Iliade à L'Eneide *
La chute de Troie : ses causes et ses conséquences, de L'Iliade à L'Enéide

LE RECIT : Les textes fondateurs du mythe et de l'épopée



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Héros ou personnages, pour quelles valeurs ?

De l'épopée aux romans de chevalerie

L'Eneide* de Virgile (Ier siècle) : poème épique de Virgile en 12 chants qui fait le récit des pérégrinations d'Enée contraint de s'exiler après la chute de Troie, et de son établissement en Italie où il fonde la nation romaine. S'écartant de la narration purement historique et mythologique, le poète a traité un sujet légendaire mais national (lié aux origines de Rome) pour donner à Rome une épopée qui tînt la même place que les poèmes homériques en Grèce.


"Petit poucet rêveur"...


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De l'épopée (inspirée du mythe) à la tragédie et au roman...



Oedipe et le Sphinx, Ingres


I. Le sacrifice du héros tragique ("tragos-ôde") : la "purgation des passions", de la tragédie grecque au théâtre janséniste de Racine ( "mimesis " et "catharsis" : le châtiment de l'"hybris").
 la tragédie classique (p. 43)


"S'il se vante, je l'abaisse..."


La poésie : Orphée ou le chant qui guérit (mimesis et catharsis)


"Le ressort de la tragédie-spectacle, (...) c'est le revirement. Changer toutes choses en leur contraire est à la fois la formule du pouvoir divin et la recette même de la tragédie".
Roland Barthes, Sur Racine (1979)
Issue des légendes grecques d'abord transmises oralement par des aèdes (poètes chanteurs), l'épopée est la première forme du récit. Le genre épique se retrouve dans de nombreuses civilisations. La tragédie succède à l'épopée (p. 113) mais est antérieure à la comédie.

Le genre épique se retrouve dans de nombreuses civilisations.
Issue des légendes grecques d'abord transmises oralement par des aèdes (poètes chanteurs), l'épopée est la première forme du récit. La tragédie succède à l'épopée (p. 113) mais est antérieure à la comédie.
Jean-Pierre Vernant caractérise la tragédie par une tension entre le passé du mythe et le présent de la polis.

 De l'épopée à la tragédie : tempoetheatre.blogspot.com



lundi 9 avril 2012

Mythe et histoire latine : cours de civilisation (5ème)


"Amant alterna Camenae", Virgile

"Les Muses aiment les chants alternés"

à suivre...

"Amant alterna Camenae", Virgile

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Le mythe : récit légendaire des origines qui exprime les valeurs d'une société. Amplifié par l'imaginaire collectif, il s'inspire de légendes portées par une tradition orale.


[bas latin mythus ; grec muthos : récit, fable]



"Un mythe est une histoire, une fable symbolique, simple et frappante", Denis de Rougemont


Le mythe est un récit fabuleux porté à l'origine par une tradition orale. Souvent d'origine populaire, il met en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine (fable, légende, mythologie). Il contient généralement une morale.


Représentation de faits ou de personnages réels déformés ou amplifiés par l'imaginaire collectif, la tradition, il implique souvent des personnages merveilleux (des dieux, des
héros*, des animaux fabuleux, des anges ou des démons).


* héros : au sens étymologique de "demi-dieu"

Le mythe se veut explicatif et fondateur d'une pratique sociale. Il propose sous forme métaphorique une lecture du monde et de la société qu'il transmet par l'intermédiaire de fables et de contes (cosmogonie et genèse : création du monde, phénomènes naturels, rapports de l'homme avec le divin et la société, genèse d'une société humaine et ses relations avec les autres sociétés).

Ces fables et ces contes sont à l'origine de la plupart des représentations artistiques qui en proposent des relectures éclairées par des mises en scène contemporaines.


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Une enquête sur la place du sujet dans l'histoire de la communication et des représentations :


"C'est l'époque qui lit à travers moi", Roger Planchon

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"On ne pense que par images, si tu veux être philosophe, écris des romans", Albert Camus


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Ce que j'appelle oubli, Laurent Mauvignier


Lecture de Denis Podalydès au Studio-Théâtre de La Comédie Française


Option Théâtre de Terminales : jeudi 12 avril 20012 à 20 h30


La phrase commence sans majuscule par la conjonction « et », comme si elle avait démarré avant, ailleurs – « et ce que le procureur a dit, c’est qu’un homme ne doit pas mourir pour si peu » – et se poursuit au long de soixante pages, racontant, non ce n’est pas le mot approprié, détaillant et revivant un fait divers aussi violent que banal, un homme dans un supermarché meurt sous les coups de vigiles à cause d’une canette de bière volée, et avançant, la phrase, toujours la même phrase, adressée au frère de la victime, attire, aimante à elle quantité d’impressions, de souvenirs, d’images qui nous mettent peu à peu dans la tête de cette victime, comme si finalement c’était nous-mêmes, qui lisons, disons ou écoutons cette phrase, qui devenions, au travers de cette construction à la fois savante et brute, pleine de rythme et de cassures, la victime elle-même, toujours anonyme, mais dont nous recevons et portons, comme une responsabilité, la mémoire, la dépouille fracassée, la douloureuse et misérable humanité. Laurent Mauvignier a écrit et publié très récemment ce texte, dans un désir de théâtre évident, que la scène puisse porter et prolonger physiquement la vibration de cette phrase unique.

Denis Podalydès


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Bruxelles : 7 - 04 2012 : grève générale des autobus et du métro à la suite du décès d'un superviseur "frappé à mort".

BRUXELLES - Un superviseur de la STIB est décédé samedi à la suite d’une agression subie sur les lieux d’un accident où il s’était rendu. Les syndicats ont appelé à la grève immédiate. La direction a décrété l'arrêt du réseau.

Un superviseur de la STIB est décédé à la suite d’une agression subie sur les lieux d’un accident où il s’était rendu samedi matin, indique RTL sur son site internet. "Le contrôleur a été tabassé à mort et conduit à l'hôpital dans un état critique" précise la porte-parole de la STIB Françoise Ledune. Ses agresseurs sont en fuite. Ils seraient recherchés pour des faits liés aux stupéfiants, selon le site de la chaîne privée.


Dans la foulée de l'agression, les syndicats ont appelé tous les chauffeurs de bus, métros et trams de la STIB à rentrer aux dépôts.La direction de la STIB a immédiatement donné raison à ses employés. Elle a communiqué via les plateformes sociales. "Suite à l'agression dramatique d'un de nos collaborateurs ce matin sur le réseau de surface, la direction de la STIB à décidé de suspendre l'exploitation du réseau de métro, tram et bus", écrit la STIB
. La durée de l'interruption n'est pas encore connue mais on peut craindre qu'aucun tram, bus ou métro ne circulent plus ce samedi.

Le superviseur s’est rendu samedi matin sur les lieux d’un accident impliquant un bus de la ligne 14 et une voiture, place des Armateurs, à Bruxelles, afin de prendre des photos pour les constations d'usage. L’occupant de la voiture, blessé, a téléphoné à deux amis qui sont arrivés sur les lieux. Ces personnes ont porté des coups à la tête du superviseur, avant de prendre la fuite. Ils sont activement recherchés.

Le parquet de Bruxelles et un juge d'instruction se rendront sur les lieux en début d'après-midi.






lundi 19 décembre 2011

Le sacrifice des amants ou le mythe de l'amour impossible

Le mythe d'Orphée : http://tempoepoesie.blogspot.com


Orphée ramenant Eurydice, Corot (1861)





Pyrame et Thisbé sur une mosaïque romaine à Paphos (Chypre)


Pyrame et Thisbé* sont deux amants légendaires de la mythologie grecque et romaine. Leur histoire, issue de la matière orientale, est à la croisée du mythe et du romanesque.

* en grec ancien Πύραμος καὶ Θίσβη : Púramos kaì Thísbê

Dans ses Métamorphoses, Ovide donne la première version connue de l'histoire de Pyrame et Thisbé (mais elle est en réalité une élaboration au second degré)


Le quiproquo fatal : Pyrame et Hisbé sont deux jeune Babyloniens qui habitent des maisons contiguës et s'aiment malgré l'interdiction de leurs pères. Ils projettent de se retrouver une nuit en dehors de la ville, sous un mûrier blanc. Thisbé arrive la première mais la vue d'une lionne à la gueule ensanglantée la fait fuir; comme son voile lui échappe, il est déchiré par la lionne qui le souille de sang. Lorsqu'il arrive, Pyrame découvre le voile et les empreintes du fauve : croyant que Thisbé en a été victime, il se suicide. Celle-ci revenant près du mûrier, découvre le corps sans vie de son amant et préfère se donner la mort à sa suite.

"Ô vous, parents trop malheureux ! Vous, mon père, et vous qui fûtes le sien, écoutez ma dernière prière ! Ne refusez pas un même tombeau à ceux qu'un même amour, un même trépas a voulu réunir ! Et toi, arbre fatal, qui de ton ombre couvres le corps de Pyrame, et vas bientôt couvrir le mien, conserve l'empreinte de notre sang ! Porte désormais des fruits symboles de douleur et de larmes, sanglant témoignage du double sacrifice de deux amants !"

La légende de Pyrame et Thisbé a inspiré Roméo et Juliette de Shakespeare qui en reprend librement l'intrigue (vraisemblablement entre 1591 et 1595), avant d'en proposer une version parodique dans Le Songe d'une nuit d'été (1591-1595).


"Farewell compliment"

"Etes-vous si ardente ?"


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L'amour en Occident, Denis de Rougemont


Pascal Quignard, Le Sexe et l'effroi


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Roméo et Juliette, Shakespeare : Mercutio et Tybalt (III, 1), pp. 147-14


Traduction de Pierre-Jean Jouve et Georges Pitoëff


Une place publique

Entent Mercutio, Benvolio, et des serviteurs.


/.../


Entrent Tybalt et d'autres.


BENVOLIO

Par ma tête, voilà les Capulet.

MERCUTIO

Par mon talon, ça m'est bien égal.

TYBALT

Suivez-moi de près car je veux leur parler.

Seigneurs, bonsoir. Un mot à l'un de vous.

MERCUTIO

Et rien qu'un mot à l'un de nous ? Accouplez-le à quelque chose;faites-en un mot et un coup.

TYBALT

Vous me trouverez tout prêt à cela, Monsieur, si vous m'en donnez l'occasion.

MERCUTIO

Ne pourriez-vous pas saisir une occasion sans qu'on vous la donnât ?

TYBALT

Mercutio, tu es de concert avec Roméo --

MERCUTIO

De concert ! Nous prends-tu pour des musiciens ? Et si tu nous prends pour des musiciens, tu peux t'attendre à n'écouter que des discordances. Voilà mon archet ; voilà pour vous faire danser. Sang de Dieu ! Concert !

BENVOLIO

Nous parlons ici en un lieu fréquenté.

Ou retirons-nous dans quelque endroit privé

Ou raisonnons froidement sur vos griefs

Ou séparons-nous là. Tous les yeux sont sur nous.

MERCUTIO

Les yeux des hommes sont faits pour voir, qu'ils voient ;

Je ne bougerai pas pour le plaisir d'un homme.


Entre Roméo.


"polemos" ou "agon" ?


L'antique goût du sang :


à suivre...


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"Le pari de la jeunesse" d'Olivier Py à l'Odéon-Théâtre de l'Europe



L'autre, un sujet en question : l'accueil de l'étranger et l'hospitalité comme devoir

avec "la mesure en héritage"






Ecouter : c'est prendre en compte la parole de l'autre

Délibérer : c'est prendre le temps d'écouter des points de vue différents et mettre en jeu ses connaissances littéraires pour servir différentes thèses, avec la perspective d'une synthèse délibérative.


"Il faut que vienne à moi une pensée qui sauve", Les Suppliantes


Quel est le symbole de l'olivier ?








Une identité se construit-elle forcément sur le mode de la conflictualité ?



"polemos" ou "agon" ?


L'antique goût du sang : à suivre...



Débat au service d'"une parole plus profonde que la tolérance", Hannah Arendt

citée par Raphaël Enthoven sur la scène de l'Odéon-Théâtre de l'Europe " :

" Les philosophes amoureux"

au cours des "Traversées philosophiques"



à suivre...

*****

« Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d'enfants », ce n'est pas ainsi que se termine Roméo et Juliette de Shakespeare, ni Cendrillon de Joël Pommerat à la différence de La Vraie fiancée d'Olivier Py, pourtant... le « voyage idéal » à la façon d'Olivier Py et de Joël Pommerat continue au « théâtre vivant » des « Petit(s) Poucet(s) rêveur(s) », succédant à l'ironie du conte philosophique voltairien et au réalisme du roman d'apprentissage pour renouer avec le "regard éloigné"* du mythe.

* "la consigne est de poursuivre la marche, et la société ne consiste pas plus en familles que le voyage ne se réduit aux gîtes d'étape qui suspendent momentanément son cours. Des familles dans la société, on peut dire, comme des pauses dans le voyage, qu'elles sont à la fois sa condition et sa négation."


Claude Lévi-Strauss, Le Regard éloigné.


dimanche 18 décembre 2011

"L'épopée de la parole" ou "le pari de la jeunesse" d'Olivier Py à l'Odéon-Théâtre de l'Europe


Roméo et Juliette de Shakespeare à l'Odéon-Théâtre de l'Europe :

adaptation et mise en scène d'Olivier Py


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Classe de 2de : vendredi 30 septembre à 20 heures

Options Théâtre de 1ère et Terminale : mardi 4 octobre à 20 heures



"Nous faisons le pari de la jeunesse (elle n’a pas d’âge) et en assumerons tout, y compris les erreurs. Si dans des établissements fédérateurs comme l’Odéon, institution libre, enfant des Lumières, nous ne sommes pas aux côtés de ceux qui inventent le monde, alors nous ne servons à rien. Notre puissance doit être au service de ceux qui partout en Europe et dans le monde font bouger les esthétiques, les pensées, le désir de rencontre, de découverte, qui font des différences une chance."

Présent Composé

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Adaptation et mise en scène d'Olivier Py





Née de la volonté de l’équipe de l’Odéon-Théâtre de l’Europe et de son directeur Olivier Py, Présent composé est avant toute chose un projet d’hospitalité. Hospitalité comme ligne de conduite. Hospitalité comme ouverture dans toutes les acceptions du terme : à la littérature au sens large, à la pensée partagée, au poème et à la musique, aux paroles étouffées, aux sujets qui fâchent, aux questions de citoyenneté, aux publics non conquis encore par la parole théâtrale, et aussi ouverture du temps d’accueil offert à tous les publics.

Conviction partagée que le Théâtre de l’Odéon, né d’une utopie des Lumières, à cet endroit-là de la cité, avec son histoire mouvementée et toujours en lien avec la grande Histoire, ne doit pas renoncer à se faire l’écho du monde, à être attentif à la respiration du présent. Plus modestement sans doute mais en forme d’évidence : le sens du «service public».

Nous faisons le pari de la jeunesse (elle n’a pas d’âge) et en assumerons tout, y compris les erreurs. Si dans des établissements fédérateurs comme l’Odéon, institution libre, enfant des Lumières, nous ne sommes pas aux côtés de ceux qui inventent le monde, alors nous ne servons à rien. Notre puissance doit être au service de ceux qui partout en Europe et dans le monde font bouger les esthétiques, les pensées, le désir de rencontre, de découverte, qui font des différences une chance.


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"Petit Poucet rêveur... un pied près de mon coeur"

Olivier Py, Directeur de l'Odéon-Théâtre de l'Europe
Auteur dramatique, poète, comédien et metteur en scène

"un théâtre qui se fonde avant tout à partir du poème"



L'impatience essentielle


"Roméo et Juliette est un mythe. Pourquoi ? La réponse d'Olivier Py tient en un mot : cet amour-là est impossible, donc il a lieu."

Daniel Loyaza




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"Le génie adolescent" : l"hybris" ou l'impatience essentielle




"La jeunesse a contre elle la jeunesse", Illusions perdues de Balzac

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Roméo et Juliette de Shakespeare : mise en scène d'Olivier Py à L'Odéon-Théâtre de l'Europe.

Thèmes : le quiproquo fatal, la fugue, le suicide, le sacrifice des amants*.

*"amants" : au sens "classique" de "ceux qui s'aiment".


L'Amour en Occident, Denis de Rougemont où le sacrifice des amants...



à suivre...










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L'antique goût du sang : "polemos" ou "agon ?